I Give You, You Give Me

Là là ,cette semaine, j’ai envie de poser une question différente !  Elle s’associe quand même avec la première partie de cette wannabe série. Allons-y avec :

Qu’est-ce que la solidarité ?

Oui ok, je sais je sais, I know I know. En ce moment tu t’imagines peut-être une panoplie de figurations légèrement mécaniques. Peut-être, par exemple, quelque chose qui ressemblerait à :

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Si c’est le cas, j’imagine que je ne peux pas trop t’en vouloir. Pour être tout à fait honnête, je ferais probablement la même chose à ta place. En tous les cas, on parle effectivement peace and love, en quelque sorte.

De l’Ordinaire

J’imagine, sans consulter ces tomes normalisateurs du langage que sont les dictionnaires, que la solidarité serait un outil qui permet aux êtres de conscience de livrer guerre aux forces jupitériennes de la nature. Ces phénomènes, disons la faim, la maladie et la démence des hommes, exercent leur influence sur le monde en égalité intégrale. Personne, en principe, n’en est à l’abri. Ils génèrent les racines d’un état des choses qui ne saurait s’éteindre.

Décidément, vivre ne s’effectue pas sans contraintes. L’un de ces actes légiférant ce qui échappe au contrôle animal pourrait… Mettooooons… S’exprimer de la sorte :  

Celui qui vit le fait vulnérablement.  

Si l’on décide d’accepter cette proposition comme étant véridique, les comportements solidaires, en réponse à cette réalité imposée, semblent incarner la représentation d’une réponse raisonnablement impulsive.

Il me semble juste de dire que l’individu, malgré son génie potentiel, ne pourrait confronter seul toutes les menaces qui sauront attendre… Frapper… Attendre… Un jour ou l’autre, un mariage de facteurs fera en sorte que sa constitution solitaire le mènera à sa perte. Il sera sans abris, ignorant, ou encore une victime médusée des circonstances.  

La solidarité relèverait alors d’une interaction de nature militaire entre la civilisation et son inverse. Peut-être pourrions-nous même la caractériser comme une forme d’entreprise publique, ayant comme mission la protection de l’innocent et du vulnérable.  

De l’Étranger

Sinon, l’entraide, « y a tu » quelqu’un d’autre que nous qui en fait ?

Il serait possible de trouver, au cœur de cavernes ténébreuses d’Amérique du Sud, des pseudo bebittes de légendes. Elles possèdent de grandes dents, de grands yeux et de grandes oreilles. Elles évitent les jaquettes et les bonnets, mais apprécient le goût du sang (en tout cas, j’imagine !). Les chauves-souris vampires iraient apparemment jusqu’à régurgiter leur propre sang pour satisfaire les bedaines des membres de la communauté qui n’auraient su trouver de quoi s’abreuver.[1] En ce qui me concerne, je considère que ces quelques sessions de bouche à bouche parlent beaucoup. 

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Donc, les comportements solidaires ne sont pas seulement un produit de l’imaginaire humain. Ils relèvent peut-être de quelque chose de plus universel ?

Un Autre Fatigant De Citeux De Nietzsche

Friedrich Nietzsche aurait dit, entre autres choses : « Deviens qui tu es ».[2] 

Devenir qui on est, promouvoir le développement de l’individu. Ce serait de verbaliser : observe ce qui t’entoure, du dépanneur aux corps célestes. Identifie les tendances et joins-toi au spectacle, la pièce est libre, ton texte, tout comme ton costume, ne procède que de toi.

Ce genre de discours là est assez présent de nos jours, du moins je le pense. Je pense aussi savoir peu de choses. En contrepartie, je sais qu’une partie considérable de mon temps est allouée à la reconnaissance ainsi qu’à l’assouvissement de mes intérêts personnels.

Disons que je ne crois pas être un cas unique.

Se pourrait-il que l’individu soit fondamentalement… Et bien…. Individualiste ? Je ne fais pas référence à un comportement culturel, mais plutôt congénital. L’idée est de concevoir un monde habité d’unités vivantes dont l’action consciente ou machinale du moment cherche à concrétiser des scénarios qui associent l’interaction, l’utilité, et le nombrilisme.  

Tuka, dans cette perspective, la question que j’aimerais poser maintenant serait :

Se pourrait-il que l’individu aille personnellement avantage à nourrir l’intérêt d’autrui ?

À instaurer un état des choses dans lequel l’autre peut obtenir ou conserver ce qu’il chérit, et ce malgré sa vulnérabilité ?

À être solidaire ?

[1] Youtube.Com, CrashCourse, Hank Green (2012). Animal Behavior – CrashCourse Biology #25. https://www.youtube.com/watch?v=EyyDq19Mi3A&list=PL3EED4C1D684D3ADF&index=25 (consulté le 15 septembre 2017).

[2] Youtube.Com, Publications Universitaires, Martine Béland (2016). Nietzsche, la philosophie comme remède à la civilisation. https://www.youtube.com/watch?v=RVhnuhyYdHM&t=73s (consulté le 13 septembre 2017).






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